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Même avec un très bon dossier, il peut y avoir un point qui peut vous inquiéter, et dont vous avez la hantise qu’il ne soit abordé au cours de l’entretien.
Par exemple, les deux cas suivants sont assez fréquents : - Cela fait un an que je suis à la recherche d’un emploi, sans succès (C’est long, je vais être pris pour un incapable) - J’ai été licencié d’un poste précédant (si j’ai été licencié, c’est que je n’étais pas bon, pensera mon futur interlocuteur) La prise de conscience de ces faiblesses conduit en général les candidats à une réflexion préalable sur le sujet, et à des argumentations qui peuvent se révéler plus ou moins romanesques, aléatoires ou négatives. - La première erreur, avant l’entretien, est d’aller trop loin dans la préparation des réponses à ces futures objections. En effet, votre focalisation sur le problème aura tendance à l’amplifier, et à créer chez vous un comportement naturellement négatif lorsque le sujet sera abordé. - La deuxième erreur, lors de l’entretien, est de gonfler le problème par des explications alambiquées, longues et subjectives. Il est impossible de s’en sortir de la sorte, l’impression donnée étant alors au mieux celle de la justification complexe, et au pire celle de la falsification des faits. - La troisième erreur est de minimiser la question du recruteur, en l’évitant et en changeant de sujet. Le doute persiste et devient accru par l’impression de fuite. - La quatrième erreur est de mentir. Alors comment faire ?
Avant l’entretien :
- En repositionnant le problème à sa juste dimension. Evacuez tout ce qui vous encombre : les autres me regardent et me jugent, ma femme commence à se poser des questions, qu’en pense mes amis, je commence à être un « looser », etc., et isolez le problème avec objectivité : ça fait un an que je cherche, j’ai eu x entretiens, et je n’ai pas encore trouvé - En assumant le fait sans faux semblants - En élaborant une réponse courte, simple, réelle, et assumée
Pendant l’entretien :
- Ne sous estimez pas la question, écoutez jusqu’au bout, et n’éludez pas - Répondez naturellement et franchement sur la base de votre préparation Par exemple : Pour l’objection « recherche depuis un an » : « C’est vrai. Je recherche depuis un an. J’ai d’abord profité de cette rupture pour élaborer un projet professionnel. Je sais ce que je veux aujourd’hui. J’ai ensuite recherché une piste dans cette logique. Mais je n’ai à ce jour que deux pistes sérieuses ». Vous avez alors de fortes chances que votre interlocuteur s’oriente sur votre projet, ce que vous voulez faire. Vous avez alors une magnifique occasion de lui montrer les convergences de votre projet avec sa recherche.
Pour l’objection « j’ai été licencié » : « Une nouvelle direction est arrivée, chargée de rationnaliser la structure après une période extrêmement difficile. Deux personnes ont dues être licenciées dans mon service, les deux dernières à avoir été intégrées. Mais finalement cela m’a obligé à réfléchir sur ce que je souhaite vraiment faire, et je trouve cela bénéfique.»
- Attention, dans tous les cas ces réponses doivent correspondre à la réalité - Votre objectif est bien de répondre réellement, mais de passer le plus vite possible au sujet suivant. |